Un atelier à soi

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L’« atelier dans la campagne » de Gustave Courbet, construit en 1860 à Ornans, est pour l’artiste le lieu de la maturité et de son accomplissement professionnel. Acquis par le Département du Doubs en 2007 et bénéficiant depuis 2019 d’une campagne de restauration, l’atelier d’Ornans rouvre aujourd’hui ses portes. A cette occasion, le musée Courbet a souhaité interroger la place de cet atelier dans la trajectoire du peintre, au regard d’autres ateliers de son temps et plus largement de l’évolution du rapport entre l’artiste et son espace de travail.
Dans un siècle où l’artiste acquiert une place nouvelle dans la société et où sa vie suscite la curiosité d’un public de plus en plus large, l’atelier s’ouvre et évolue en un lieu hybride. Espace jusqu’alors dédié à la pratique, il devient un lieu d’échanges, de rencontres, ou encore une vitrine publicitaire.
S’émancipant des codes des ateliers traditionnels, tant dans sa conception que dans sa géographie, s’adaptant à sa pratique et à son identité, l’atelier de Courbet à Ornans s’affirme comme un atelier moderne : un atelier à soi.
En partenariat avec l’Institut Courbet

Visites de l’exposition, plus de renseignements ici.

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« Courbet a tourné une page et lancé la peinture vers cette nouvelle direction qu’elle suivit pendant des années. »
Pablo Picasso attribue à Gustave Courbet la paternité de l’art moderne et du mouvement qui aurait radicalement bouleversé les codes de la représentation, de l’impressionnisme jusqu’au cubisme et ses suites.
Le peintre catalan découvre tôt la peinture du maître d’Ornans, dès son arrivée à Paris en 1900, lors de l’Exposition universelle. Courbet s’immisce par la suite chez Picasso doublement à la fin des années 40, par la réinterprétation des Demoiselles des bords de la Seine, ainsi que par l’achat pour sa collection personnelle de l’étonnante Tête de chamois, bête à cornes rappelant le bestiaire picassien.
Les deux peintres se rejoignent, dans leur rapport au passé comme source de la modernité, dans leur sensibilité à leur temps et leur engagement politique, ou encore dans leur réflexion commune autour du nu féminin. Cette rencontre inédite vise à mettre en lumière le compagnonnage entre ces maîtres universels de la peinture, indépendants d’esprit et libres.

Réalisée en partenariat avec le musée d’Orsay et de l’Orangerie, l’exposition bénéficie du soutien exception du musée national Picasso à Paris, et du musée Picasso de Barcelone.

Commissariat scientifique : Thierry Savatier, historien de l’art.

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Exposition prolongée jusqu’au 28 septembre 2020

 

Infatigable arpenteur de la nature comtoise, Gérald Mainier, qui vient de nous quitter subitement, a su, à la lisière d’un registre figuratif, trouver une douce tension pour poser un regard pénétrant sur les beautés de la nature jadis domptées par Gustave Courbet. Au-delà des peintres contemporains qui ont constitué un fil d’Ariane pour l’artiste, dans son rapport si particulier à la matière picturale, la référence au maître d’Ornans transparaît en filigrane. C’est pour lui d’abord l’opportunité d’un retour aux sources de la modernité, et d’une production originale sur la thématique du paysage, à partir de lieux emblématiques peints par le maître d’Ornans.
L’exposition proposera, au travers d’un parcours essentiellement thématique rassemblant une quarantaine d’œuvres importantes de Gérald Mainier, la redécouverte d’un itinéraire singulier, conviant le visiteur à une sorte de chemin initiatique sur les voies réinventées de la peinture ouvertes en son temps par Gustave Courbet.

 

Commissariat général de l’exposition
Frédérique Thomas-Maurin, directrice et conservatrice en chef du Musée Gustave Courbet

Lonnie Baverel, chargée de projets muséaux au Musée Gustave Courbet

avec la collaboration scientifique de Samuel Monier, historien de l’art

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Deux grands peintres, deux générations qui se succèdent et qui, de la rupture des codes artistiques par Courbet aux paysages rythmiques de Ferdinand Hodler (1853-1918), illustrent les mutations esthétiques de l’histoire de l’art européen au XIXème siècle.
Courbet/ Hodler, affinités genevoises
Lorsque Courbet s’exile en Suisse en 1873, Ferdinand Hodler, âgé de vingt ans, est à Genève depuis deux ans. Les deux artistes vont évoluer dans les mêmes cercles d’amis autour du peintre Barthélemy Menn, professeur de Hodler, et surtout proche de la famille Baud-Bovy.
Le lien artistique entre Courbet et Hodler se noue dans les premières années d’étude de ce dernier. Plus tard, il s’en affranchit pour articuler son œuvre autour d’un principe de composition qui met la répétition et la symétrie des formes et des couleurs au centre de tout : le parallélisme. Ce principe érigé en doctrine vaudra à Hodler l’admiration des plus grands peintres de l’avant-garde contemporaine, Kandinsky le premier.

Commissariat général :
Frédérique Thomas-Maurin, conservateur en chef et directrice du musée Gustave Courbet
Avec la collaboration de Lonnie Baverel, chargée de projets au musée Gustave Courbet.

Avec
Commissariat scientifique :
Diana Blome, collaboratrice scientifique des Archives Jura Brüschweiler
Niklaus Manuel Güdel, directeur des Archives Jura Brüschweiler

Exposition organisée par le musée Gustave Courbet à Ornans.

Ouvrage en vente à la librairie-boutique du musée.
Visites guidées tous les dimanches à 15h.

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Pour célébrer le Bicentenaire de la naissance de Gustave Courbet, il fallait nécessairement, après avoir rappelé tout ce que l’art doit à la liberté esthétique que le peintre a su imposer en son temps, montrer combien il reste une référence pour les artistes d’aujourd’hui.

Et c’est Yan Pei-Ming, peintre contemporain et internationalement reconnu, qui se confrontera à une dizaine d’œuvres majeures du maître d’Ornans. C’est d’ailleurs dans l’atelier de Courbet à Ornans – actuellement en cours de restauration – que Yan Pei-Ming réalisera à partir du mois de mars 2019 les toiles qui viendront relever le défi d’un face-à-face.

L’exposition Yan Pei-Ming face à Courbet s’attachera à traduire les multiples connivences artistiques entre ces deux peintres à quelque six générations d’écart.

Né à Shangaï en 1960, Yan Pei-Ming arrive en France en 1980 et suit l’enseignement de l’École des Beaux-Arts de Dijon. La peinture est alors considérée comme un médium dépassé mais Yan Pei-Ming trace sa voie à contre-courant, persistant dans la représentation

d’immenses portraits. Il s’impose par la force de sa peinture énergique et sensible tout à la fois.

Il y a dans la manière d’être et de peindre de Yan Pei-Ming bien des points communs avec Courbet, un geste large et sûr, une bataille livrée sur de grands formats et toujours une densité émotionnelle que l’artiste sait cacher sous son apparence sereine et joyeuse.

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L’exposition Courbet dessinateur lève le voile sur un pan méconnu de la pratique artistique de Gustave Courbet. Admiré pour sa peinture, respecté pour ses sculptures ; l’œuvre dessinée de l’artiste est peu considérée par les historiens de l’art alors même qu’elle apporte un éclairage original sur son travail.

Autour d’un corpus d’une quarantaine de dessins inédits provenant de l’ancienne collection du peintre et graveur genevois Emile Chambon, l’exposition s’attache à réhabiliter la figure d’un Courbet dessinateur en donnant à voir un aperçu de son œuvre graphique.

Cet évènement est donc l’occasion d’aborder de manière nouvelle l’art de Courbet.

Exposition co-organisée par le Musée Gustave Courbet d’Ornans et le Musée Jenish de Vevey.

Elle sera ensuite présentée au musée Jenish de Vevey (Suisse) du 31 octobre 2019 au 13 janvier 2020.

Commissariat général :

Equipe de conservation du musée Courbet

Commissariat scientifique :

Niklaus Manuel Güdel, historien de l’art

Avec la collaboration d’Anne-Sophie Poirot.

Ouvrage en vente à la librairie-boutique du musée.

Visites guidées.

Programme du Bicentenaire Courbet

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L’influence de Courbet sur l’art belge est reconnue, en particulier le rôle majeur qu’il joue dans le développement du courant réaliste entre 1850 et 1870.

Courbet visite la Belgique au tout début de sa carrière, en 1844, avec le désir d’étudier l’art du Nord ; le principe même de réalisme étant lié à une certaine conception picturale flamande et hollandaise qui correspond à ses recherches esthétiques.

En 1851, le peintre présente ses Casseurs de pierres au Salon de Bruxelles. Cette œuvre va marquer une des étapes significatives de la modernité artistique en train de se construire. Les artistes belges y voient « le cri d’une conscience nouvelle » qu’ils cherchent à s’approprier et à adapter à leur propre vision.

Courbet expose régulièrement durant près de vingt ans en Belgique, avec un réel succès et une véritable reconnaissance dans le monde artistique et littéraire de ce pays. En 1868, il est nommé membre d’honneur de la Société Libre des Beaux-Arts de Bruxelles et en 1872 la revue belge  L’art libre, tribune du réalisme, regroupe les amateurs et défenseurs de Courbet. Ceux-ci après avoir longuement étudié l’œuvre du maître d’Ornans ont assimilé son exemple et sont prêts à le prolonger. Ils défendent une interprétation libre et individuelle de la réalité, soit un  art qui s’exprime comme une force vivante dans une matérialité puissante.

Courbet est leur modèle comme l’exprime le journaliste Camille Lemonnier dans L’art libre du 3 juillet 1881 : « Un peintre français, ce paysans du Doubs, avait réalisé le miracle de révéler l’art belge à lui-même ».

Dans ce contexte, Léon Frédéric (1856-1940), peintre majeur de la fin du XIXeme siècle en Belgique, est l’un de ceux qui, à partir des préoccupations d’un réalisme social inspiré par Courbet, saura créer une œuvre très personnelle mêlant naturalisme et symbolisme.

En collaboration avec le musée d’Orsay, les musées royaux de Belgique (en particulier  ceux de Gand et de Bruxelles) et le département d’Histoire de l’Art de l’Université Paris-Sorbonne, cette exposition permettra de découvrir un artiste méconnu en France et montrera, une nouvelle fois, l’exemplarité et la modernité de Courbet.

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Le nom de Gustave Courbet évoque autant les grandes luttes politiques du XIXe siècle que celles pour la défense d’une vision nouvelle de l’art. Aussi, l’engagement du peintre au sein de la Commission des arts durant la guerre de 1870 contre la Prusse, puis de la Fédération des artistes lors de la Commune de Paris en 1871, permet de comprendre les principes de liberté et de démocratie qu’il revendiquera  tout au long de sa vie personnelle et de sa carrière artistique.

De la chute du Second Empire après la défaite de la France à Sedan le 2 septembre 1870, à la condamnation de Courbet le 2 septembre 1871, l’exposition retrace les actions et revendications du peintre, et des hommes engagés à ses côtés, pour transformer la société et le monde de l’art selon des idéaux nouveaux.

L’implication de ces artistes dans la Commune de Paris n’a pas seulement affecté de manière tragique leur existence mais elle a également durablement marqué l’image que la société garde des évènements, ainsi que l’imaginaire des représentations qui en découlent.

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De tous les lieux qui font une œuvre d’art, l’atelier, espace même de la création, est le plus important. Le travail s’y accomplit et s’y expose. Il peut être un lieu de fêtes et d’affrontements mais il est surtout un lieu privé et confidentiel où l’imaginaire du l’artiste s’incarne.

 

L’immense tableau (5,98 x 3,60 m) peint par Courbet en 1855 L’Atelier du peintre est l’une de ses œuvres les plus fortes dont il dit lui-même : « C’est l’histoire morale et physique de mon atelier (…) C’est la société dans son haut, dans son bas, dans son milieu. En un mot, c’est ma manière de voir la société dans ses intérêts et ses passions ».

Exprimant la relation de l’artiste à son époque, ce tableau est à la fois un autoportrait, un portrait de la société, du milieu artistique en particulier, et surtout le manifeste pictural du peintre.  Acquis par l’Etat en 1920, le tableau appartient aujourd’hui au Musée d’Orsay dont il est un des chefs d’œuvre.  Plus de cent cinquante ans après sa création, il a dû, pour sa bonne conservation, être restauré. Le musée d’Orsay a donc lancé un vaste chantier d’étude à cet effet réunissant un comité d’experts  auquel appartient le musée Courbet.

L’exposition « Histoires d’ateliers », en collaboration avec le musée d’Orsay, évoquera cette exceptionnelle opération de protection du patrimoine.

Elle sera aussi l’occasion de présenter les différents ateliers  que Courbet a eus tout au long de sa vie, à Paris mais surtout à Ornans où celui qu’il aménagea dans une ancienne fonderie est actuellement l’objet d’une réflexion sur son devenir.

Dans un second temps, l’exposition fera découvrir un fonds de quatre-vingt-huit photographies montrant une série de vues d’ateliers et de portraits d’artistes contemporains. Entrée dans les collections du musée en 1987, cette série réalisée par le photographe suisse Vincent Knapp (1957-2007), vient d’être restaurée grâce au mécénat de la maison Vuitton. C’est l’occasion de pénétrer dans le lieu de création d’artistes majeurs du XXème siècle tels que César, Pierre Soulages, Zao Wou-Ki, Olivier Debré, Michel Seuphor, Maria Helena Vieira Da Silva, Aurélie Nemours  ou Pierre Alechinsky…

 

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Le propos de cette exposition est de faire connaître les liens, personnels et artistiques, que Gustave Courbet a entretenus avec de jeunes peintres tels que Claude Monet, Edouard Manet, Auguste Renoir, Alfred Sisley …qui formeront, entre 1874 et 1886, le groupe impressionniste.

La naissance du mouvement s’amorce dès les années 1840, avec Courbet et certains de ses contemporains qui,  par le regard nouveau qu’ils portent sur le réel, révolutionnent les codes esthétiques classiques et deviennent des figures tutélaires pour les Impressionnistes.

Suivant leur exemple, les Impressionnistes  parviendront à une rupture avec l’art académique moins par les sujets qu’ils traitent (paysages, natures mortes, scènes du quotidien, portraits) que par la manière dont ils les représentent. Leur technique se libère du stricte modèle transmis par  l’enseignement officiel de l’Ecole des Beaux-Arts. La priorité n’est plus donnée au dessin préparatoire et à une touche précise du pinceau mais à la liberté d’un geste et à une mise en valeur des espaces privilégiant l’ensemble sur les détails.

L’exposition,  par une cinquantaine d’œuvres, évoquera dans une première partie, les lieux emblématiques, de Paris à la Normandie, qui permirent les rencontres de Courbet avec ces différentes générations de peintres et, dans une seconde partie, elle montrera  les résonances  picturales existant entre les créations de Courbet et celles des principaux membres du groupe impressionniste.