Réalisme animal

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Alors que la figuration de l’animal était jugée peu digne d’intérêt en raison de sa faible portée morale, les œuvres d’art animalier furent présentées massivement au Salon de 1848; le scrutin des artistes y récompensa les productions de Rosa Bonheur d’une médaille d’Or et le gouvernement lui commanda un grand format: le Labourage nivernais. Ce qui apparaît comme un tournant dans les hiérarchies picturales est révélateur de la place nouvelle accordée à l’animal dans les sociétés humaines.

Aussi véridique et attentionné soit-il à rendre la vie ou l’individualité de la bête, l’artiste animalier imprime toujours un état, un moment du positionnement de l’homme face à la faune. Au travers de plus de 70 œuvres de nombreux artistes tels Rosa Bonheur, Gustave Courbet, Emmanuel Frémiet ou François Pompon, cette exposition présente ce que nous dit l’art animalier des relations sociales entre l’homme et l’animal au XIXe siècle et se veut révélatrice des grandes préoccupations sociales touchant l’animal dont certaines entrent en résonance avec celles de notre époque, et étonnent quant à leur actualité.

L’exposition bénéficie du soutien exceptionnel de l’établissement public du Musée d’Orsay.

Commissariat : Benjamin Foudral ; Thierry Laugée, Professeur d’Histoire de l’Art à l’Université de Nantes ; Olivier Vayron, Historien de l’Art

 

Visites guidées :

Du 27 juin au 17 juillet: les mercredis, samedis et dimanches à 16h30 (sauf le premier dimanche du mois)
Du 18 juillet au 16 août: les mercredis, samedis et dimanches à 14h et 16h30 (sauf le premier dimanche du mois)
Du 17 août au 8 novembre: les mercredis, samedis et dimanches à 16h30 (sauf les premiers dimanches du mois et les 19 et 20 septembre)

Tarifs: billet d’entrée + 4 euros
Dans la limite de 17 places disponibles.
Durée: 1 heure Merci de vous présenter dix minutes avant la visite.
Réservation obligatoire: billetterie en ligne, par mail à: reservationpaysdecourbet@doubs.fr ou par téléphone au: 03 81 86 22 88.
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Pour l’hiver 2026, le musée Courbet innove avec Rencontre intime, une nouvelle expérience muséale invitant les publics à découvrir l’art autrement. Conçue comme une approche sensible, cette première édition propose une sélection d’œuvres volontairement intimiste, prêtée par le Petit Palais – musée des Beaux-Arts de la Ville de Paris, partenaire de ce projet inédit.

Rencontre intime met à l’honneur des portraits de famille d’artistes issus des collections du Petit Palais, parmi lesquels les portraits de Juliette et Régis Courbet peints par Gustave Courbet, prêts exceptionnels. Cette collaboration marque le lancement d’un partenariat ambitieux, qui se prolongera en 2027 avec l’exposition estivale Juliette Courbet. À l’ombre de Gustave, organisée à l’occasion des 150 ans de la disparition de l’artiste.

Avec Rencontre intime, le musée Courbet renouvelle ses expositions hivernales en proposant une expérience de visite repensée, centrée sur la relation intime entre le visiteur et l’œuvre. Une dizaine d’œuvres seront présentées, accompagnées de dispositifs sensoriels, d’une médiation renforcée, d’un espace dédié à la contemplation et d’un espace ludique, intergénérationnel et inclusif. L’objectif : recréer du lien, favoriser l’émotion et encourager une rencontre
approfondie avec les oeuvres.

Fidèle à son identité d’institution culturelle d’excellence en milieu rural, le musée Courbet affirme sa vocation de lieu fédérateur, accessible et sensible, profondément ancré dans son territoire. Rencontre intime s’adresse à toutes et tous, offrant une expérience à la fois personnelle et collective, où chaque visiteur devient acteur de sa découverte.

À l’occasion de l’ouverture de la nouvelle exposition Rencontre intime, le musée Courbet vous ouvre grand ses portes ! Rendez-vous au Samedi Festif, le 07 février 2026 dès 14h (entrée libre pour tous).
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Paysages de marche
Dans les traces de Rousseau, Courbet, Renoir, Cézanne et les autres

« L’artiste doit voyager à pied », affirme le peintre Pierre-Henri de Valenciennes en 1799.
C’est même, selon lui, la condition de la peinture de paysage. C’est ce lien entre paysage et marche à pied, qui se concrétise notamment au XIXe siècle par la pratique de la peinture en plein air, sur le motif, que l’exposition propose de mettre au jour ici.
De la marche comme exercice philosophique, propice à la connaissance et à la pensée, à l’errance volontaire des artistes dans une nature sauvage, quasi-impénétrable, l’exposition vous invite à cheminer sur les traces de ces peintres-marcheurs tels que Théodore Rousseau, Gustave Courbet, Auguste Renoir, Paul Cézanne et bien d’autres.
En peignant le paysage, ces artistes ont, contre l’inadmissible indifférence du monde, cherché partout des traces de leur humanité. Chercher des traces de soi et en laisser…

L’exposition bénéficie du soutien exceptionnel de l’établissement public du Musée d’Orsay.

Commissariat : Benjamin Foudral, Pierre Wat.

 

Visuel
Auguste Renoir (1841 – 1919) – Chemin montant dans les hautes herbes – Vers 1875 – Huile sur toile – Paris, musée d’Orsay, inv. RF 2581

© Photo Josse Bridgeman Images

 

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« La salle de dessin est très mal montée car il n’y a pas un modèle passable, je me trouve un des plus forts ». Gustave Courbet, octobre 1837.

 

Bien avant l’affirmation de son esthétique réaliste, qui était le jeune Gustave Courbet à 20 ans ? Malgré les nombreuses biographies sur l’artiste, l’enfance, la jeunesse et la formation du jeune peintre sont restées peu étudiées ou ont été instrumentalisées, participant au récit du peintre-paysan ou à la description d’un tempérament déjà indépendant et réfractaire à toutes conventions. Ce discours construisait une vision parcellaire, voire erronée des premières années du peintre jusqu’à ses succès parisiens. C’est pourquoi il semblait important d’apporter un éclairage nouveau sur cette période décisive.

Le musée départemental Gustave Courbet consacrer ainsi du 14 décembre 2024 au 20 avril 2025 une exposition inédite intitulée Devenir Courbet, en partenariat avec l’Institut Gustave Courbet. Depuis son passage au petit Séminaire d’Ornans jusqu’à son premier tableau accepté au Salon en 1844, en passant par ses années bisontines et parisiennes, l’ambition de l’exposition est d’offrir l’opportunité d’entrer dans l’intimité d’un peintre en devenir, à travers de rares documents d’archives ou des prêts emblématiques de plus de quatre-vingt œuvres et documents d’archives précieux, dont une réunion exceptionnelle de six autoportraits de jeunesse.

 

 

 

Gustave Courbet (1819 – 1877)
Autoportrait au chien noir
Entre 1842 et 1844
Huile sur toile
Paris, Petit Palais, musée des Beaux-arts de la Ville de Paris – Inv. PPP731

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S’inscrivant dans la célébration des JO de Paris 2024 portée par le Département du Doubs, labellisé « Terre de jeux 2024 », le musée départemental Gustave Courbet propose du 1er juin au 13 octobre 2024 une exposition exceptionnelle réunissant une centaine d’œuvres montrant l’importance du corps athlétique et de la lutte dans la culture visuelle du tournant du XXe siècle.
En 1853, Les Lutteurs de Gustave Courbet ont suscité les foudres de la critique. Dans cette œuvre se trouvent confrontés l’idéal antique et le corps de l’athlète contemporain. La popularité des spectacles de luttes, la professionnalisation du sport, l’institution des jeux olympiques modernes contribuent au XIXe siècle à la médiatisation d’un idéal sportif et à la multiplication de ses représentations.
L’exposition entend ainsi révéler une part méconnue de la culture visuelle pour mieux comprendre les œuvres qui, comme Les Lutteurs de Courbet, ont emprunté les muscles de célèbres athlètes tels qu’Apollon, Sandow, les sœurs Athléta, ou bien Rigoulot pour « frapper » l’observateur.

Labellisée Olympiade culturelle par Paris 2024, et Exposition d’intérêt national par le Ministère de la Culture, l’exposition bénéficie des partenariats exceptionnels de l’Etablissement public du musée d’Orsay et du musée national du sport (Nice).

Jean-Alexandre-Joseph Falguière (1831 – 1900)
Lutteurs
1875
Huile sur toile
Paris, musée d’Orsay – Don Otto Klaus Preis, 1995 – Inv. RF 1995 19

© RMN-Grand Palais (musée d’Orsay) / Hervé Lewandowski

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Nouvelle déambulation au musée Courbet

Grâce à un partenariat avec le musée des Beaux-Arts Jules Chéret de Nice, le parcours permanent du musée Courbet fait peau neuve, en accueillant pas moins de 11 nouvelles œuvres ! Aux côtés de Camille Corot, Théodore Rousseau, Constant Troyon ou encore Narcisse Diaz de la Peña, deux toiles emblématiques de Gustave Courbet, Le Chevreuil aux écoutes et Le Saut du Doubs viennent compléter la plus importante collection publique d’œuvres du maître du réalisme. Par ce nouvel accrochage, s’initie un dialogue entre Gustave Courbet et certains de ses contemporains et amis, permettant notamment de découvrir comment ces artistes ont révolutionné le genre du paysage et ont ouvert la voie à la modernité.

 

Gustave Courbet (1819-1877)
Le chevreuil chassé aux écoutes, le printemps
1867
Huile sur toile
Ornans, musée départemental Gustave Courbet – Dépôt du musée d’Orsay, Paris, legs Madame veuve Aristide Boucicaut, 1888 – Inv. RF 514

© RMN-Grand Palais (musée d’Orsay) / Hervé Lewandowski

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Le musée national Eugène Delacroix, qui fait partie de l’Établissement public du musée du Louvre, a choisi le musée départemental Gustave Courbet comme écrin éphémère d’une belle sélection de ses collections durant sa période de fermeture pour travaux du 19 septembre 2023 au 19 mars 2024. Ce partenariat exceptionnel entre ces deux « maisons-musées » donne lieu à une exposition inédite, Delacroix s’invite chez Courbet, présentant pour la première fois à Ornans plus de 60 œuvres de Delacroix.
En s’invitant au musée départemental Gustave Courbet, le musée national Eugène-Delacroix révèle un « Delacroix privé », parfois loin de l’image que l’artiste a voulu construire. Ces œuvres souvent méconnues nous permettent de découvrir le processus créatif du peintre et de cheminer à travers sa carrière, de l’intimité de son atelier jusqu’à sa postérité, devenant modèle pour les nouvelles générations.
L’exposition est aussi l’occasion d’un dialogue inédit, permettant de questionner la relation méconnue entre le « vieux lion du romantisme » et le « rude ouvrier » du réalisme, ces deux artistes majeurs du XIXe siècle. Si Courbet, de vingt ans son cadet, estime Delacroix comme une référence constante mais secrète, ce dernier est un critique intéressé du jeune peintre « révolutionnaire ».

Exposition organisée par le musée départemental Gustave Courbet d’Ornans et le musée national Eugène-Delacroix – Établissement Public du musée du Louvre.

 

Pour connaître les jours et horaires des visites guidées de l’exposition, cliquez ici.

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Le mythe de l’âge d’or, tel qu’il fut relaté par Hésiode et Ovide durant l’Antiquité, est certainement le mythe antique le plus repris. Il raconte ce moment suspendu d’un paradis originel, à l’aube de l’humanité, quand les êtres humains vivaient encore en parfaite harmonie avec les dieux et la nature, en paix avec eux-mêmes, dans une nature bienfaisante et abondante.
Ce rêve de bonheur s’incarnera différemment selon les époques et les sociétés. Au XIXe siècle, ce récit connait une véritable réappropriation. Il y revêt cependant un nouveau visage, ouvrant une nouvelle tradition de figuration dans laquelle se mêle les traces du passé et les attentes d’un jour nouveau d’une société en pleine mutation.
A travers 70 œuvres prêtées, cette exposition vise à appréhender la revitalisation et la popularité de ce mythe dans les arts au XIXe siècle jusqu’au tournant du XXe siècle (Ingres, Courbet, Signac, Derain, etc.), au regard d’œuvres majeures du passé ayant déterminé les dispositifs visuels et les attributs figuratifs de ce récit (Vasari, Brueghel, Zucchi, etc.).

Avec le soutien exceptionnel du musée d’Orsay

 

Paul Signac (1863-1935)
Au Temps d’harmonie, esquisse
1893
Huile sur toile
Collection privée

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Originaire de Morez dans le Jura, artiste peintre et professeur à l’école des Beaux-arts de Besançon entre 1954 et 1989, Jean Ricardon (1924-2018) a navigué toute sa carrière, selon le souhait du maître de l’abstraction Malevitch, sur « la blanche mer libre s’étend[ant] devant [lui] », élisant le blanc comme la « couleur-mère ou totale » de son œuvre.

Tout au long de sa carrière, cet « homme à la discipline sévère et nerveuse [qui] a fortement le sens du mystère » (Seuphor) a poursuivi une quête de « sobriété totale » de la peinture dans une production singulière et spirituelle, confinant à l’abstraction sans jamais oublier le sujet.

Du surgissement du blanc dans ses premières œuvres dépeignant des paysages de neige, rappelant le travail des maîtres du XIXe siècle, jusqu’à l’élection du blanc comme « matériau-matière », l’exposition du musée Courbet tend à explorer « le chemin vers l’abstraction et le blanc » de Jean Ricardon, et, par un dialogue avec ses pairs (Soulages, Degottex, Nemours, Morellet, etc.), à percer « le sens profond du blanc » dont parlait, à son propos, Michel Seuphor.

 

 

Une des salles d’exposition n’est pas accessible aux personnes à mobilité réduite. Un livret avec des reproductions des oeuvres exposées et quelques photographies de cette salle peut être consulté sur place.

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En 1899, le critique d’art Robert de la Sizeranne souligne qu’« une seule tendance générale » s’observe « chez toutes les écoles » : « le choix non concerté, presque inconscient, d’un thème semblable : la vie rurale ».

Dès le milieu du XIXe siècle, avec l’émergence du réalisme et de ses deux figures principales, Gustave Courbet et Jean-François Millet, peintres aux origines rurales, la thématique paysanne se répand et devient un véritable phénomène, transcendant les mouvements de l’art. Réalistes, naturalistes, symbolistes, modernes ou anti-modernes, tous se retrouvent autour de la figure du paysan, que ce soit à des fins artistiques ou souvent politiques.

Au travers de plus de 80 œuvres d’artistes aussi importants que Courbet, Millet, Breton, Gauguin, Rodin, Van Gogh et bien d’autres, provenant de prestigieuses institutions françaises et internationales, l’exposition Ceux de la Terre vise à appréhender l’émergence de ce phénomène culturel, tout en approchant l’intention et le regard propre de chaque artiste derrière l’élaboration du monde rural comme sujet pictural.

Visites guidées, plus de renseignements ici.

 

Van Gogh (1853 – 1890)
La méridienne
Entre 1889 et 1890
Huile sur toile
Paris, Musée d’Orsay

© Musée d’Orsay, Dist. RMN-Grand Palais / Patrice Schmidt