Peindre la femme vraie. Gustave Courbet et ses modèles

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Objet d’étude ou muse, épouse ou maîtresse, femme du monde ou de la rue, les modèles féminins jouent un rôle prépondérant dans le processus de création.
Prêtant leurs traits à la réalisation de portraits, de scènes de genre, ou mettant leur corps à nu, de nombreuses femmes ont fréquenté les ateliers de Gustave Courbet et ont contribué à la démarche picturale du peintre par leur lien personnel avec l’artiste, par leur image et le regard porté sur elles. Puisant ses modèles au sein de son environnement familial ou intime, ou auprès de modèles professionnels, le peintre franc-comtois élabore tout au long de sa carrière une production au service du « vrai », parfois scandaleuse, souvent audacieuse. Réalité de courbes, beautés licencieuses, Courbet n’aura de cesse de bousculer les canons d’idéal de beauté et de casser les codes de la représentation du féminin. Dans un XIXème siècle marqué par l’archétype du « Beau » classique, l’artiste impose sa volonté d’un « vrai » souverain.
A travers des représentations ou évocations de ces femmes, cette exposition vise à explorer le rapport de Courbet à ses modèles féminins, de Juliette, sa sœur adorée, à Henriette Bonnion, l’une des Baigneuses à scandale, sans oublier les anonymes, femmes des arts aujourd’hui oubliées.

 

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L’« atelier dans la campagne » de Gustave Courbet, construit en 1860 à Ornans, est pour l’artiste le lieu de la maturité et de son accomplissement professionnel. Acquis par le Département du Doubs en 2007 et bénéficiant depuis 2019 d’une campagne de restauration, l’atelier d’Ornans rouvre aujourd’hui ses portes. A cette occasion, le musée Courbet a souhaité interroger la place de cet atelier dans la trajectoire du peintre, au regard d’autres ateliers de son temps et plus largement de l’évolution du rapport entre l’artiste et son espace de travail.
Dans un siècle où l’artiste acquiert une place nouvelle dans la société et où sa vie suscite la curiosité d’un public de plus en plus large, l’atelier s’ouvre et évolue en un lieu hybride. Espace jusqu’alors dédié à la pratique, il devient un lieu d’échanges, de rencontres, ou encore une vitrine publicitaire.
S’émancipant des codes des ateliers traditionnels, tant dans sa conception que dans sa géographie, s’adaptant à sa pratique et à son identité, l’atelier de Courbet à Ornans s’affirme comme un atelier moderne : un atelier à soi.
En partenariat avec l’Institut Courbet

Visites de l’exposition, plus de renseignements ici.

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« Courbet a tourné une page et lancé la peinture vers cette nouvelle direction qu’elle suivit pendant des années. »
Pablo Picasso attribue à Gustave Courbet la paternité de l’art moderne et du mouvement qui aurait radicalement bouleversé les codes de la représentation, de l’impressionnisme jusqu’au cubisme et ses suites.
Le peintre catalan découvre tôt la peinture du maître d’Ornans, dès son arrivée à Paris en 1900, lors de l’Exposition universelle. Courbet s’immisce par la suite chez Picasso doublement à la fin des années 40, par la réinterprétation des Demoiselles des bords de la Seine, ainsi que par l’achat pour sa collection personnelle de l’étonnante Tête de chamois, bête à cornes rappelant le bestiaire picassien.
Les deux peintres se rejoignent, dans leur rapport au passé comme source de la modernité, dans leur sensibilité à leur temps et leur engagement politique, ou encore dans leur réflexion commune autour du nu féminin. Cette rencontre inédite vise à mettre en lumière le compagnonnage entre ces maîtres universels de la peinture, indépendants d’esprit et libres.

Réalisée en partenariat avec le musée d’Orsay et de l’Orangerie, l’exposition bénéficie du soutien exception du musée national Picasso à Paris, et du musée Picasso de Barcelone.

Commissariat scientifique : Thierry Savatier, historien de l’art.

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« J’ai toujours trouvé souverainement ridicule qu’on me demande l’autorisation de publier mon portrait de quelque façon que ce fut. Mon masque appartient à tous. ».
C’est ainsi qu’en 1867, dans un contexte de contrôle de la presse, Gustave Courbet se fait défenseur de la liberté de caricaturer auprès d’un journaliste du Hanneton. D’abord moqué pour ses peintures paysannes, sans que sa personne soit identifiée aux yeux du public et sous les traits des caricaturistes, Gustave Courbet fait irruption sur la scène artistique du XIXème siècle avec fracas, s’imposant comme le meneur de la génération réaliste. Devenant homme public et artiste reconnu, Courbet devient rapidement l’un des sujets favoris des caricaturistes, traité avec des attributs clairement identifiés tels que sa barbe, sa palette de peinture, son ventre grossissant, sans oublier bien sûr la Colonne Vendôme, évoquant le célèbre épisode de la Commune de Paris et symbolisant, bien malgré lui, la chute d’un artiste au centre des discussions et des débats.
L’exposition traite de l’évolution des stéréotypes corporels utilisés pour croquer Gustave Courbet, à travers les dessins humoristiques, souvent satiriques des grands caricaturistes de l’époque comme Cham, Quillenbois, André Gill ou encore Daumier. Une redécouverte du « phénomène Courbet » que l’art de la caricature nous présente de la tête aux pieds.

En partenariat avec l’Institut Gustave Courbet

Visites de l’exposition temporaire Courbet caricaturé … De la barbe aux sabots. Plus de renseignements ici.

 

Benjamin Foudral, conservateur-directeur du Pôle Courbet vous présente cette exposition.

Marie et Bernard Cola, collectionneurs, vous font partager leur passion.

Chris Liardon, chargé de médiation et de programmation culturelle à la Ferme Courbet, vous fait découvrir les représentations de la barbe de Gustave Courbet.

 

Vous pouvez préparer ou prolonger votre visite de l’exposition grâce à la réédition de l’ouvrage de Charles Léger.

Préfacé par Théodore Duret, ami et défenseur de Gustave Courbet, et publié par le célèbre marchand d’art Paul Rosenberg en 1920, cet ouvrage méconnu du grand public est demeuré comme un ouvrage « précieux – rare et utile » pour tout spécialiste du peintre. Véritable anthologie d’images satiriques, ce livre présente près de 200 caricatures de Courbet et de son œuvre. La préface de Bertrand Tillier apporte un éclairage nouveau et essentiel sur cet objet curieux et incontournable de l’étude du Maître d’Ornans.
Courbet selon les caricatures et les images : Fac similé de l’ouvrage de Charles Léger publié en 1920 / Préface Bertrand Tillier – Musée Courbet, 2020 – 21€– 176 p. – 877 gr.

Pour le commander, téléchargez le bon de commande ici.

 

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Conçu par l’architecte et plasticien Mathieu Herbelin et inauguré en 2015, ce dispositif original est un espace d’exposition mobile destiné à faire rayonner la collection du FRAC sur le territoire régional et faciliter l’accès à l’art contemporain au plus grand nombre.

À l’heure où la planète connaît une période d’intenses bouleversements qui engendrent de forts déséquilibres et remettent en cause les écosystèmes, voire l’existence même de la vie à sa surface, l’exposition présentée dans le Satellite propose de découvrir le regard de trois artistes sur la nature.

 

Exposition visible au public de 15h à 17h les jeudi 12, vendredi 13 novembre et le samedi 14 novembre de 14h à 17h et le dimanche 15 novembre de 16h à 17h.
Des ateliers thématiques seront proposés le samedi 14 novembre.

© Nicolas Waltefaugle

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Dans cette première exposition solo, Vanly Tiene revient à ses premières passions pour réinterroger ses certitudes, se plongeant ainsi dans un regard rétrospectif sur son parcours. Il a choisi la peinture pour questionner ce qu’il juge « nécessaire ». Son rapport à la nature, aux arts premiers de Côte d’Ivoire et les contradictions liées aux mutations sociétales sont entre autres, des éléments fondamentaux qui constituent l’univers de réflexion auquel il invite. Vanly se considère comme un voyageur libre, celui qui rencontre, qui apprend, qui enseigne, qui partage… et qui porte à la NATURE, un regard singulier ; une invitation au ré-enchantement, à l’exaltation de la nature où le « devenir de l’être humain » se situe au cœur de toutes problématiques.

Vanly rencontre Courbet – quelle drôle de rencontre ! Serait-on tenté de dire.
Car en effet, le peintre français est né il y a deux cents ans (1819), mais surtout, il est mort un siècle (1877) avant la naissance de Vanly Tiene (1978). Et pourtant, la providence les réunit. Dans le cadre de la célébration du bicentenaire de la naissance du maître réaliste, l’artiste ivoirien lui avait déjà rendu hommage par une sculpture géante en bois flotté à la ferme familiale de Courbet. Et c’est encore à cet endroit de forte symbolique que Vanly revient poser son projet pictural empreint de son atypique parcours, de l’essence de ses rencontres et échanges artistiques.

Essoh Sess, artiste plasticien ivoirien.

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Exposition prolongée jusqu’au 28 septembre 2020

 

Infatigable arpenteur de la nature comtoise, Gérald Mainier, qui vient de nous quitter subitement, a su, à la lisière d’un registre figuratif, trouver une douce tension pour poser un regard pénétrant sur les beautés de la nature jadis domptées par Gustave Courbet. Au-delà des peintres contemporains qui ont constitué un fil d’Ariane pour l’artiste, dans son rapport si particulier à la matière picturale, la référence au maître d’Ornans transparaît en filigrane. C’est pour lui d’abord l’opportunité d’un retour aux sources de la modernité, et d’une production originale sur la thématique du paysage, à partir de lieux emblématiques peints par le maître d’Ornans.
L’exposition proposera, au travers d’un parcours essentiellement thématique rassemblant une quarantaine d’œuvres importantes de Gérald Mainier, la redécouverte d’un itinéraire singulier, conviant le visiteur à une sorte de chemin initiatique sur les voies réinventées de la peinture ouvertes en son temps par Gustave Courbet.

 

Commissariat général de l’exposition
Frédérique Thomas-Maurin, directrice et conservatrice en chef du Musée Gustave Courbet

Lonnie Baverel, chargée de projets muséaux au Musée Gustave Courbet

avec la collaboration scientifique de Samuel Monier, historien de l’art

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Par Daniel Challe (photographies) et Jean-Pierre Ferrini (textes)

« Nous avons voulu revisiter le pays de Courbet, en retrouver les ressemblances et réfléchir les différences qui désormais nous en séparent. L’instrument de mesure est une chambre photographique. Pendant que l’un photographiait avec cette « chambre », l’autre écrivait et l’accompagnait, le guidait en Franche-Comté dans une région qui est sa région natale. Ces photographies donc, qui riment avec la naissance de Courbet en 1819, rythment durant quatre saisons notre périple. En arpentant les paysages de la vallée de la Loue dans les environs d’Ornans que la peinture de Courbet éclaire « comme la lumière », nous avons voulu également revisiter l’esprit qui animait le réalisme, essayer de le traduire à partir de notre propre inquiétude, tant du point de vue de la photographie que de celui de l’écriture. En fait, presque un manifeste. »
Jean-Pierre Ferrini et Daniel Challe

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Cette exposition évoque les relations entre Courbet et Léon Isabey (1821 – 1896). Ami de Courbet, Isabey a construit le pavillon du réalisme à Paris en 1855 et celui de son exposition de 1867. Ils ont tous deux une relation privilégiée et conflictuelle tout à la fois. Ils partagent les mêmes idéaux démocratiques mais ne sont pas toujours d’accord sur le moyen de les concrétiser.
Cette exposition présentera en parallèle de nombreuses lettres inédites de Gustave Courbet et la grange de la Ferme deviendra l’écrin de 35 reproductions d’œuvres de Courbet exposées dans son exposition personnelle de 1855.

Avec la participation de l’Institut Gustave Courbet (Ornans)

Commissariat : Institut Gustave Courbet et Musée Gustave Courbet

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Deux grands peintres, deux générations qui se succèdent et qui, de la rupture des codes artistiques par Courbet aux paysages rythmiques de Ferdinand Hodler (1853-1918), illustrent les mutations esthétiques de l’histoire de l’art européen au XIXème siècle.
Courbet/ Hodler, affinités genevoises
Lorsque Courbet s’exile en Suisse en 1873, Ferdinand Hodler, âgé de vingt ans, est à Genève depuis deux ans. Les deux artistes vont évoluer dans les mêmes cercles d’amis autour du peintre Barthélemy Menn, professeur de Hodler, et surtout proche de la famille Baud-Bovy.
Le lien artistique entre Courbet et Hodler se noue dans les premières années d’étude de ce dernier. Plus tard, il s’en affranchit pour articuler son œuvre autour d’un principe de composition qui met la répétition et la symétrie des formes et des couleurs au centre de tout : le parallélisme. Ce principe érigé en doctrine vaudra à Hodler l’admiration des plus grands peintres de l’avant-garde contemporaine, Kandinsky le premier.

Commissariat général :
Frédérique Thomas-Maurin, conservateur en chef et directrice du musée Gustave Courbet
Avec la collaboration de Lonnie Baverel, chargée de projets au musée Gustave Courbet.

Avec
Commissariat scientifique :
Diana Blome, collaboratrice scientifique des Archives Jura Brüschweiler
Niklaus Manuel Güdel, directeur des Archives Jura Brüschweiler

Exposition organisée par le musée Gustave Courbet à Ornans.

Ouvrage en vente à la librairie-boutique du musée.
Visites guidées tous les dimanches à 15h.