Grâce à un partenariat avec le musée des Beaux-Arts Jules Chéret de Nice, le parcours permanent du musée Courbet fait peau neuve, en accueillant pas moins de 11 nouvelles œuvres ! Aux côtés de Camille Corot, Théodore Rousseau, Constant Troyon ou encore Narcisse Diaz de la Peña, deux toiles emblématiques de Gustave Courbet, Le Chevreuil aux écoutes et Le Saut du Doubs viennent compléter la plus importante collection publique d’œuvres du maître du réalisme. Par ce nouvel accrochage, s’initie un dialogue entre Gustave Courbet et certains de ses contemporains et amis, permettant notamment de découvrir comment ces artistes ont révolutionné le genre du paysage et ont ouvert la voie à la modernité.
Gustave Courbet (1819-1877) Le chevreuil chassé aux écoutes, le printemps
1867
Huile sur toile
Ornans, musée départemental Gustave Courbet – Dépôt du musée d’Orsay, Paris, legs Madame veuve Aristide Boucicaut, 1888 – Inv. RF 514
Le musée national Eugène Delacroix, qui fait partie de l’Établissement public du musée du Louvre, a choisi le musée départemental Gustave Courbet comme écrin éphémère d’une belle sélection de ses collections durant sa période de fermeture pour travaux du 19 septembre 2023 au 19 mars 2024. Ce partenariat exceptionnel entre ces deux « maisons-musées » donne lieu à une exposition inédite, Delacroix s’invite chez Courbet, présentant pour la première fois à Ornans plus de 60 œuvres de Delacroix.
En s’invitant au musée départemental Gustave Courbet, le musée national Eugène-Delacroix révèle un « Delacroix privé », parfois loin de l’image que l’artiste a voulu construire. Ces œuvres souvent méconnues nous permettent de découvrir le processus créatif du peintre et de cheminer à travers sa carrière, de l’intimité de son atelier jusqu’à sa postérité, devenant modèle pour les nouvelles générations.
L’exposition est aussi l’occasion d’un dialogue inédit, permettant de questionner la relation méconnue entre le « vieux lion du romantisme » et le « rude ouvrier » du réalisme, ces deux artistes majeurs du XIXe siècle. Si Courbet, de vingt ans son cadet, estime Delacroix comme une référence constante mais secrète, ce dernier est un critique intéressé du jeune peintre « révolutionnaire ».
Exposition organisée par le musée départemental Gustave Courbet d’Ornans et le musée national Eugène-Delacroix – Établissement Public du musée du Louvre.
Pour connaître les jours et horaires des visites guidées de l’exposition, cliquez ici.
L’artiste Romain Cattenoz (1980-), originaire du Jura vivant en région parisienne, est invité à présenter des œuvres, dont des nouvelles productions, à l’intérieur et à l’extérieur de la Ferme familiale Gustave Courbet à Flagey.
Employant différents médiums (dessins, sculptures, vidéos), fruits de plusieurs années de recherche autour de sa « caisse à outils idéale », Romain Cattenoz propose des objets, détournés ou modifiés, dans le but de proposer des fonctions propres à ces besoins, permettant aux spectateurs de reconsidérer leurs rapports aux objets et leurs usages.
A l’extérieur, la réactivation d’un projet monumental intitulé Hommage (malheureux) à Gustave Courbet (2014, Forges Baudin, Jura) réalisé en collaboration entre l’artiste et des structures du champ social du Doubs marque l’exposition d’une empreinte forte de laboratoire d’art vivant, identité propre à la Ferme Courbet
Romain Cattenoz (1980-), Hommage (malheureux) à Gustave Courbet, 2014, bois, France, collection privée
Romain Cattenoz (1980-), Casque antibruit pour curieux, vers 2013, matériaux divers, France, collection privée
Le mythe de l’âge d’or, tel qu’il fut relaté par Hésiode et Ovide durant l’Antiquité, est certainement le mythe antique le plus repris. Il raconte ce moment suspendu d’un paradis originel, à l’aube de l’humanité, quand les êtres humains vivaient encore en parfaite harmonie avec les dieux et la nature, en paix avec eux-mêmes, dans une nature bienfaisante et abondante.
Ce rêve de bonheur s’incarnera différemment selon les époques et les sociétés. Au XIXe siècle, ce récit connait une véritable réappropriation. Il y revêt cependant un nouveau visage, ouvrant une nouvelle tradition de figuration dans laquelle se mêle les traces du passé et les attentes d’un jour nouveau d’une société en pleine mutation.
A travers 70 œuvres prêtées, cette exposition vise à appréhender la revitalisation et la popularité de ce mythe dans les arts au XIXe siècle jusqu’au tournant du XXe siècle (Ingres, Courbet, Signac, Derain, etc.), au regard d’œuvres majeures du passé ayant déterminé les dispositifs visuels et les attributs figuratifs de ce récit (Vasari, Brueghel, Zucchi, etc.).
Avec le soutien exceptionnel du musée d’Orsay
Paul Signac (1863-1935) Au Temps d’harmonie, esquisse
1893
Huile sur toile
Collection privée
Tout au long de sa carrière, Gustave Courbet n’a eu de cesse d’être le principal promoteur de son œuvre. Malgré une production revendiquant une certaine rupture face aux codes traditionnels, ses œuvres se veulent aussi commerciales.
Grâce à ses acheteurs, dont il préfère le qualificatif « d’actionnaires », Gustave Courbet se mue en artiste entrepreneur, profitant des mutations économiques de la société du XIXe siècle et du développement du marché de l’art pour vendre en dehors des cadres institutionnels. S’entourant de marchands, attisant à dessein la critique, utilisant la photographie pour diffuser son œuvre, Courbet développe une stratégie de marchandisation adaptée à différents types d’acheteurs aux goûts du public, étranger, parisien ou provincial. De son premier cercle intime élargi à ses mécènes, en passant par les galeristes, le maître d’Ornans met en œuvre de multiples canaux pour atteindre son objectif désigné : vendre et vivre de son art.
L’exposition Acheter Courbet propose une immersion dans le volet marchand de l’œuvre de Courbet.
Vous pouvez télécharger le catalogue de l’exposition Acheter Courbeten cliquant ici.
Originaire de Morez dans le Jura, artiste peintre et professeur à l’école des Beaux-arts de Besançon entre 1954 et 1989, Jean Ricardon (1924-2018) a navigué toute sa carrière, selon le souhait du maître de l’abstraction Malevitch, sur « la blanche mer libre s’étend[ant] devant [lui] », élisant le blanc comme la « couleur-mère ou totale » de son œuvre.
Tout au long de sa carrière, cet « homme à la discipline sévère et nerveuse [qui] a fortement le sens du mystère » (Seuphor) a poursuivi une quête de « sobriété totale » de la peinture dans une production singulière et spirituelle, confinant à l’abstraction sans jamais oublier le sujet.
Du surgissement du blanc dans ses premières œuvres dépeignant des paysages de neige, rappelant le travail des maîtres du XIXe siècle, jusqu’à l’élection du blanc comme « matériau-matière », l’exposition du musée Courbet tend à explorer « le chemin vers l’abstraction et le blanc » de Jean Ricardon, et, par un dialogue avec ses pairs (Soulages, Degottex, Nemours, Morellet, etc.), à percer « le sens profond du blanc » dont parlait, à son propos, Michel Seuphor.
Une des salles d’exposition n’est pas accessible aux personnes à mobilité réduite. Un livret avec des reproductions des oeuvres exposées et quelques photographies de cette salle peut être consulté sur place.
Par la Fédération départementale des chasseurs du Doubs
Dans de nombreuses œuvres de Gustave Courbet figurent des chiens, de ferme, de compagnie, mais aussi de chasse…
Si la place que tient la chasse dans les peintures de l’artiste a souvent été étudiée, la représentation de chiens a été peu abordée.
L’exposition met en exergue les différents chiens qui parcourent les tableaux de Courbet, leur rôle dans la chasse et leur place dans le tableau, mais aussi l’évolution de leur race jusqu’à aujourd’hui.
Vingt œuvres ont été minutieusement choisies et reproduites dans des formats permettant de mettre en avant le chien dans le tableau, tout en montrant l’œuvre dans son format original.
En collaboration avec le Fonds régional d’art contemporain Franche-Comté (Frac)
Pratique courante à toutes les époques, la citation est abondamment exploitée dans le monde de l’art contemporain, témoignant du besoin viscéral de se mesurer, le plus souvent en convoquant l’art d’un autre. Instaurant une tension créatrice avec l’œuvre citée, l’artiste met ainsi en valeur sa propre singularité en provoquant la comparaison. Actes de variation, d’appropriation, d’exploitation, de transformation, d’incorporation de motifs, de styles et de genres artistiques, l’art de la citation fait appel à la mémoire, et renouvelle l’expérience même du regardeur face aux œuvres.
Fruit d’une première collaboration entre le Pôle Courbet et le Frac Franche-Comté, cette exposition offre une passerelle sensible entre l’art contemporain et l’art ancien. Ayant fait le choix ponctuel de la citation, les peintres, sculpteurs, plasticiens, vidéastes, ici présentés ont noué une relation privilégiée et affective avec l’œuvre d’un autre. Leur réunion met en lumière certains écarts avec l’œuvre initiale, en particulier de medium et de techniques, bousculant et renouvelant ainsi les conventions. S’en dégage un dialogue unique à travers les âges et les arts.
Après la résidence créative de Yan Pei-Ming en 2019, le Pôle Courbet a choisi l’enfant du pays, Charles Belle, afin d’investir l’atelier de Gustave Courbet à Ornans, nouvellement restauré. Au cœur de ce lieu unique, imprégné des traces du passé, l’exposition Charles Belle, natures vives établit un compagnonnage sensible avec l’art du maître d’Ornans et son espace de travail. Au travers de son œuvre, dessins et peintures monumentales, Charles Belle retranscrit la nature par une matière vive et vibrante, expressive par le geste, sensuelle. L’artiste rencontre ici Courbet dans une même exaltation lyrique de la peinture.
Traçant un pont entre l’Atelier et le musée, deux sites du pôle muséal, Charles Belle se trouve également invité à figurer dans l’exposition Ceux de la Terre. La figure du paysan, de Courbet à Van Gogh au musée Courbet.
En 1899, le critique d’art Robert de la Sizeranne souligne qu’« une seule tendance générale » s’observe « chez toutes les écoles » : « le choix non concerté, presque inconscient, d’un thème semblable : la vie rurale ».
Dès le milieu du XIXe siècle, avec l’émergence du réalisme et de ses deux figures principales, Gustave Courbet et Jean-François Millet, peintres aux origines rurales, la thématique paysanne se répand et devient un véritable phénomène, transcendant les mouvements de l’art. Réalistes, naturalistes, symbolistes, modernes ou anti-modernes, tous se retrouvent autour de la figure du paysan, que ce soit à des fins artistiques ou souvent politiques.
Au travers de plus de 80 œuvres d’artistes aussi importants que Courbet, Millet, Breton, Gauguin, Rodin, Van Gogh et bien d’autres, provenant de prestigieuses institutions françaises et internationales, l’exposition Ceux de la Terre vise à appréhender l’émergence de ce phénomène culturel, tout en approchant l’intention et le regard propre de chaque artiste derrière l’élaboration du monde rural comme sujet pictural.
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