Le Satellite du FRAC et l’exposition Des choses de la nature

Accueil > ExpositionPage 2

Conçu par l’architecte et plasticien Mathieu Herbelin et inauguré en 2015, ce dispositif original est un espace d’exposition mobile destiné à faire rayonner la collection du FRAC sur le territoire régional et faciliter l’accès à l’art contemporain au plus grand nombre.

À l’heure où la planète connaît une période d’intenses bouleversements qui engendrent de forts déséquilibres et remettent en cause les écosystèmes, voire l’existence même de la vie à sa surface, l’exposition présentée dans le Satellite propose de découvrir le regard de trois artistes sur la nature.

 

Exposition visible au public de 15h à 17h les jeudi 12, vendredi 13 novembre et le samedi 14 novembre de 14h à 17h et le dimanche 15 novembre de 16h à 17h.
Des ateliers thématiques seront proposés le samedi 14 novembre.

© Nicolas Waltefaugle

Accueil > ExpositionPage 2

Dans cette première exposition solo, Vanly Tiene revient à ses premières passions pour réinterroger ses certitudes, se plongeant ainsi dans un regard rétrospectif sur son parcours. Il a choisi la peinture pour questionner ce qu’il juge « nécessaire ». Son rapport à la nature, aux arts premiers de Côte d’Ivoire et les contradictions liées aux mutations sociétales sont entre autres, des éléments fondamentaux qui constituent l’univers de réflexion auquel il invite. Vanly se considère comme un voyageur libre, celui qui rencontre, qui apprend, qui enseigne, qui partage… et qui porte à la NATURE, un regard singulier ; une invitation au ré-enchantement, à l’exaltation de la nature où le « devenir de l’être humain » se situe au cœur de toutes problématiques.

Vanly rencontre Courbet – quelle drôle de rencontre ! Serait-on tenté de dire.
Car en effet, le peintre français est né il y a deux cents ans (1819), mais surtout, il est mort un siècle (1877) avant la naissance de Vanly Tiene (1978). Et pourtant, la providence les réunit. Dans le cadre de la célébration du bicentenaire de la naissance du maître réaliste, l’artiste ivoirien lui avait déjà rendu hommage par une sculpture géante en bois flotté à la ferme familiale de Courbet. Et c’est encore à cet endroit de forte symbolique que Vanly revient poser son projet pictural empreint de son atypique parcours, de l’essence de ses rencontres et échanges artistiques.

Essoh Sess, artiste plasticien ivoirien.

Accueil > ExpositionPage 2

Par Daniel Challe (photographies) et Jean-Pierre Ferrini (textes)

« Nous avons voulu revisiter le pays de Courbet, en retrouver les ressemblances et réfléchir les différences qui désormais nous en séparent. L’instrument de mesure est une chambre photographique. Pendant que l’un photographiait avec cette « chambre », l’autre écrivait et l’accompagnait, le guidait en Franche-Comté dans une région qui est sa région natale. Ces photographies donc, qui riment avec la naissance de Courbet en 1819, rythment durant quatre saisons notre périple. En arpentant les paysages de la vallée de la Loue dans les environs d’Ornans que la peinture de Courbet éclaire « comme la lumière », nous avons voulu également revisiter l’esprit qui animait le réalisme, essayer de le traduire à partir de notre propre inquiétude, tant du point de vue de la photographie que de celui de l’écriture. En fait, presque un manifeste. »
Jean-Pierre Ferrini et Daniel Challe

Accueil > ExpositionPage 2

Cette exposition évoque les relations entre Courbet et Léon Isabey (1821 – 1896). Ami de Courbet, Isabey a construit le pavillon du réalisme à Paris en 1855 et celui de son exposition de 1867. Ils ont tous deux une relation privilégiée et conflictuelle tout à la fois. Ils partagent les mêmes idéaux démocratiques mais ne sont pas toujours d’accord sur le moyen de les concrétiser.
Cette exposition présentera en parallèle de nombreuses lettres inédites de Gustave Courbet et la grange de la Ferme deviendra l’écrin de 35 reproductions d’œuvres de Courbet exposées dans son exposition personnelle de 1855.

Avec la participation de l’Institut Gustave Courbet (Ornans)

Commissariat : Institut Gustave Courbet et Musée Gustave Courbet

Accueil > ExpositionPage 2

L’œuvre de Sven Verhaeghe (né à Poperinge – Belgique – en 1974) est riche de peintures, dessins mais également vidéos et installations artistiques. Ses principaux sujets sont le paysage et la nature avec en toile de fond cette relation parfois troublée entre l’homme et son environnement.

Sven Verhaeghe sait incorporer, dans son œuvre, cette relation en cherchant l’équilibre entre l’explicite et l’anecdotique.

« J’ai remarqué que beaucoup de gens ont une impression égarée » dit Sven Verhaeghe « sans nous laisser séduire vers une spiritualité flottante, nous devons reprendre une boussole interne et apprendre à aller à contre-courant des méthodes et idées préconçues. C’est avec ce souci que je m’occupe d’arts plastiques ».

 

L’intention artistique de l’artiste repose en partie sur la vision et l’influence de la peinture de Gustave Courbet sur son propre travail. L’exposition Lettre à Courbet a pour genèse une lettre manuscrite de l’artiste, adressée virtuellement à Gustave Courbet. Son travail oscille entre abstraction et réalisme. Il semble intemporel car on ne peut le cataloguer totalement dans sa contemporanéité mais son œuvre est aussi empreint d’une étrangeté toute traditionnelle.

 « Cher Gustave,
Rien n’est tellement définitif que sa propre mort. Malgré chaque supposition ou prédiction, tout se passe toujours légèrement autrement que l’on avait prévu. »

 « Permettez-moi, cher Gustave, de vous adresser cette lettre du futur afin que vous puissiez la tenir contre la lumière dans votre chambre obscure juste comme s’il s’agissait d’une teigne qui se heurte contre la fenêtre et qui la lit avec attention et ponctualité. »

 « Des arbres poussent dans ma maison, l’eau coule du sol en béton et un peu plus haut contre la mansarde une forêt monte la garde. Et là Gustave je me trouve à la lisière de ce bois chaque matin et je vous attends. »

Extraits tirés de la lettre manuscrite de Sven Verhaeghe à Gustave Courbet.

Accueil > ExpositionPage 2

Photographe, vidéaste et graphiste, Blaise Adilon est un créateur d’images :

« Avec la photographie, je n’utilise pas d’image « seule », simplement issue du déclenchement photographique ; mon travail consiste à faire dialoguer des images entre elles. Cette mise en relation des images se réalise sous forme d’assemblages, de superposition, de collages, de montages, posant aussi la nature de la technique photographique, hier argentique, aujourd’hui numérique. »

Accueil > ExpositionPage 2

Peintre, graveur, sculpteur, plasticien… Jean-Bernard Butin a créé un univers unique. Son exposition propose au visiteur d’entrer dans cet univers, dans son abstraction et sa matérialité, à travers une sélection d’oeuvres multi supports.

En échos à l’exposition d’été du musée Courbet, intitulée « Histoires d’ateliers > de Courbet à Soulages », l’exposition de la Ferme Courbet mettra en perspective l’ensemble de ces oeuvres dans une atmosphère d’atelier.

« Peindre, c’est remettre de la distance, mais aussi de l’espace et du temps. Littéralement du ralentissement, là où l’époque est à la vitesse et à la promiscuité. Peindre, c’est construire un espace pour soi, un lieu de préservation. »

Jean-Bernard Butin

Accueil > ExpositionPage 2

Jean-Michel Lécuyer, né en 1969, est breton, spécialiste de finance solidaire…et photographe. Un camarade bisontin, la rencontre de  la sœur de celui-ci, qui deviendra sa femme, et les nombreux séjours dans la région qui ont suivi, l’ont conduit à développer une passion pour les vallées de la Loue, du Lison, de la Brême, du Dessoubre… en grand format.

Vallées sauvages – redevenues sauvages plutôt après la domestication de la force brute des eaux, puis son abandon lorsque l’électricité, infiniment plus malléable, rendit celle-ci inutile ; foisonnements de verts, ombres et brumes, fraîcheur perpétuelle des gorges encaissées, eaux jaillissantes et luxuriance de végétaux… La permanence dans ces vallons d’une sorte d’état naturel primitif, à quelques kilomètres d’Ornans et de Besançon en font d’exceptionnels lieux de méditation, magnifiés par Courbet et ses disciples….Près de 150 ans plus tard, avec sa chambre photographique, Jean-Michel Lécuyer a fixé ces rivières sauvages. Et il se plait à penser que d’autres, dans 150 ans, en 2166 donc, feront de même. Car habitées d’une perpétuelle force vitale, les rivières sauvages du Haut Doubs ont traversé sans une ride les derniers siècles et leurs folies humaines.  Souhaitons qu’elles survivent aux bouleversements climatiques, de celui qui s’annonce – contrairement aux glaciers des Alpes, autre passion de Jean-Michel Lécuyer, qui sont d’ores et déjà condamnés…

Accueil > ExpositionPage 2

Élève de l’École des Beaux-Arts de Nancy (DNSEP 1969), la force, l’originalité, la liberté de ses eaux fortes le font très tôt apprécier par ses pairs.

Nommé professeur de gravure à l’École supérieure des Beaux- Arts de Metz en 1982, il y forme un grand nombre de disciples tout en produisant une œuvre personnelle très importante et très diversifiée puisque s’y rassemblent dessins, gravures, peintures, sculptures, installations et objets divers. Son opiniâtreté, son goût pour le monumental, voire la démesure, s’accompagnent d’une curiosité gourmande qui lui fait mettre en place toutes les techniques et tous les matériaux, même les plus insolites, papier, carton, feutre, velours, bois, fonte, acier, cristal, pierre, polyester, et oser, entre eux, d’étonnantes confrontations.

Depuis 1975, Jean-François Chevalier, qui a participé avec des succès flatteurs à de multiples expositions individuelles ou collectives et dont plusieurs œuvres importantes figurent dans des collections publiques, a ainsi créé des recueils de gravures, des stèles-tabernacle, des installations poétiques, des lieux de mémoire et d’émotion.

Le choix de l’artiste :

« Présentés à Flagey, mes travaux entrent en résonance avec le lieu et les paroles de Courbet.

Ici, il est question de choses qui se font au rythme de la vie et de sa géographie.

Immuables, elles se tiennent à la place d’événements sensibles et vibratoires. Elles en décident. »

Accueil > ExpositionPage 2

Conception d’une recherche-action participative dans le cadre du centenaire de la mort de Pergaud

2015 sera le centenaire de la mort de Pergaud. Ses romans sont connus, certains ont été portés à l’écran, leur « cadre » est une partie du Doubs et ils portent à la reconnaissance de soi.

 

Ce projet de recherche-action se situe au croisement de deux axes

– une expérience déjà faite avec la Fédération des chasseurs du Doubs autour des rapports entretenus avec des tableaux de chasse de Courbet.  Cela a pris la forme de groupes de travail de chasseurs (trois) sollicités pour s’exprimer sur une série de tableaux qui allaient être exposés au musée d’Ornans dans le cadre d’une exposition Les chasses de Monsieur Courbet. Leurs lectures ont été restitués dans l’exposition sous la forme de phrases accompagnant les tableaux.

– une interrogation sur ce que ce qui fait la grandeur. Elle a été présente dès le début du travail qui allait donner lieu à l’ethnopôle à travers l’enquête sur les rapports entretenus par les habitants de Flagey avec Courbet.