Paolo Boosten

Accueil > Exposition

Paolo Boosten, né en 1989 à Liège, est le lauréat 2025 de l’appel à résidence de la Ferme Familiale Courbet à Flagey.

Artiste plasticien, il développe une pratique artistique mêlant réflexions sur notre monde et ses contrastes, le temps et nos réalités contemporaines.

Ses compositions allégoriques, réalisées à l’encre de Chine sur papier, jouent des superpositions de glacis et des effets de transparence. Son œuvre, à la fois poétique et engagée, fait surgir la figure animale pour interroger l’équilibre entre la grande Histoire, les problématiquesexistentielles et la fragilité du présent. Elle puise son inspiration dans les défis et l’imaginaire de notre époque, invitant le spectateur à une lecture à la fois intime et universelle.
Pour son exposition à la Ferme familiale Courbet, issue d’une longue phase de recherche et d’expérimentation menée durant l’hiver 2025-2026, Paolo Boosten présentera une installation picturale monumentale spécialement réalisée pour ce projet.

Cette création dialogue avec les scènes cynégétiques de Gustave Courbet, établissant un pont entre héritage artistique et création contemporaine, entre mémoire collective et imaginaire personnel.

Le Pôle Courbet, en sélectionnant Paolo Boosten, réaffirme ainsi son engagement envers la scène artistique actuelle et son désir de mettre
en lumière des expressions nouvelles et porteuses de sens.

Entrée gratuite.

Accueil > Exposition

Alors que la figuration de l’animal était jugée peu digne d’intérêt en raison de sa faible portée morale, les œuvres d’art animalier furent présentées massivement au Salon de 1848; le scrutin des artistes y récompensa les productions de Rosa Bonheur d’une médaille d’Or et le gouvernement lui commanda un grand format: le Labourage nivernais. Ce qui apparaît comme un tournant dans les hiérarchies picturales est révélateur de la place nouvelle accordée à l’animal dans les sociétés humaines.

Aussi véridique et attentionné soit-il à rendre la vie ou l’individualité de la bête, l’artiste animalier imprime toujours un état, un moment du positionnement de l’homme face à la faune. Au travers de plus de 70 œuvres de nombreux artistes tels Rosa Bonheur, Gustave Courbet, Emmanuel Frémiet ou François Pompon, cette exposition présente ce que nous dit l’art animalier des relations sociales entre l’homme et l’animal au XIXe siècle et se veut révélatrice des grandes préoccupations sociales touchant l’animal dont certaines entrent en résonance avec celles de notre époque, et étonnent quant à leur actualité.

L’exposition bénéficie du soutien exceptionnel de l’établissement public du Musée d’Orsay.

Commissariat : Benjamin Foudral ; Thierry Laugée, Professeur d’Histoire de l’Art à l’Université de Nantes ; Olivier Vayron, Historien de l’Art

 

Visites guidées :

Du 27 juin au 17 juillet: les mercredis, samedis et dimanches à 16h30 (sauf le premier dimanche du mois)
Du 18 juillet au 16 août: les mercredis, samedis et dimanches à 14h et 16h30 (sauf le premier dimanche du mois)
Du 17 août au 8 novembre: les mercredis, samedis et dimanches à 16h30 (sauf les premiers dimanches du mois et les 19 et 20 septembre)

Tarifs: billet d’entrée + 4 euros
Dans la limite de 17 places disponibles.
Durée: 1 heure Merci de vous présenter dix minutes avant la visite.
Réservation obligatoire: billetterie en ligne, par mail à: reservationpaysdecourbet@doubs.fr ou par téléphone au: 03 81 86 22 88.
Accueil > Exposition

Pour l’hiver 2026, le musée Courbet innove avec Rencontre intime, une nouvelle expérience muséale invitant les publics à découvrir l’art autrement. Conçue comme une approche sensible, cette première édition propose une sélection d’œuvres volontairement intimiste, prêtée par le Petit Palais – musée des Beaux-Arts de la Ville de Paris, partenaire de ce projet inédit.

Rencontre intime met à l’honneur des portraits de famille d’artistes issus des collections du Petit Palais, parmi lesquels les portraits de Juliette et Régis Courbet peints par Gustave Courbet, prêts exceptionnels. Cette collaboration marque le lancement d’un partenariat ambitieux, qui se prolongera en 2027 avec l’exposition estivale Juliette Courbet. À l’ombre de Gustave, organisée à l’occasion des 150 ans de la disparition de l’artiste.

Avec Rencontre intime, le musée Courbet renouvelle ses expositions hivernales en proposant une expérience de visite repensée, centrée sur la relation intime entre le visiteur et l’œuvre. Une dizaine d’œuvres seront présentées, accompagnées de dispositifs sensoriels, d’une médiation renforcée, d’un espace dédié à la contemplation et d’un espace ludique, intergénérationnel et inclusif. L’objectif : recréer du lien, favoriser l’émotion et encourager une rencontre
approfondie avec les oeuvres.

Fidèle à son identité d’institution culturelle d’excellence en milieu rural, le musée Courbet affirme sa vocation de lieu fédérateur, accessible et sensible, profondément ancré dans son territoire. Rencontre intime s’adresse à toutes et tous, offrant une expérience à la fois personnelle et collective, où chaque visiteur devient acteur de sa découverte.

À l’occasion de l’ouverture de la nouvelle exposition Rencontre intime, le musée Courbet vous ouvre grand ses portes ! Rendez-vous au Samedi Festif, le 07 février 2026 dès 14h (entrée libre pour tous).
Accueil > Exposition

L’Atelier Courbet est un lieu qui incarne un imaginaire puissant dans l’esprit de n’importe quel artiste français ou étranger.
Le succès de la rencontre créative entre Yan Pei-Ming et ce lieu en 2019, année du bicentenaire de la naissance du maître d’Ornans, a été une étape décisive dans le devenir de ce site. À la suite de la restauration et rénovation de ce lieu, écrin du seul décor peint de Gustave Courbet, le Pôle Courbet a invité Eva Jospin, artiste plasticienne majeure de la scène contemporaine, à investir cet espace.
Dialoguant avec l’atelier et deux œuvres du maître d’Ornans, La Remise de chevreuil et La Source de la Loue, Eva Jospin invite le visiteur à découvrir plusieurs de ses œuvres dont six ont été créées pour ce projet.
Paysages forestiers ou architecturaux, grottes obscures et natures rêvées, dessinés, brodés ou sculptés par le carton, se présentent comme autant de contre-mondes où l’imaginaire s’exprime et le regard chemine. Un événement exceptionnel à ne pas manquer !

Eva Jospin est diplômée de l’Ecole Nationale Supérieure des Beaux-arts de Paris. Élue à l’Académie des Beaux-arts en 2024, l’artiste est régulièrement présentée dans de nombreuses expositions d’envergure internationale, comme au Château de Versailles et prochainement au Grand Palais.

Commissariat : Benjamin Foudral, Eva Jospin et Pierre Wat

 

L’atelier Courbet est ouvert du mercredi au dimanche de 14h à 18h.

Les parkings les plus proches sont ceux du Centre d’activités et de loisirs (rue de la Corvée), Alstom (avenue du maréchal de Lattre de Tassigny) ou Aldi (rue de la Corvée).

Accueil > Exposition

Nuances végétales
Par Hélène Combal-Weiss

Lauréate d’un appel à création et résidence lancé par le pôle Courbet, Hélène Combal-Weiss a été invitée à investir la ferme familiale Courbet à Flagey au printemps 2025.
Vidéaste et plasticienne, l’artiste interroge nos manières de se lier avec le vivant et la nature par des œuvres sensibles qui abordent la transmission des savoir-faire. Les œuvres inédites exposées à Flagey, fruits de deux phases de production artistique, réalisées in situ, font écho à la thématique « Art et nature » du Pôle Courbet, et en particulier l’exposition Paysages de marche du Musée Courbet. Hélène Combal-Weiss, par ses « paysages textiles » teintés grâce aux végétaux des plateaux et vallées entre Loue et Lison, nous propose une expérience sensorielle et poétique, amenant le spectateur à cheminer dans ce nouvel environnement.

 

© Hélène Combal-Weiss, 2025

Accueil > Exposition

Paysages de marche
Dans les traces de Rousseau, Courbet, Renoir, Cézanne et les autres

« L’artiste doit voyager à pied », affirme le peintre Pierre-Henri de Valenciennes en 1799.
C’est même, selon lui, la condition de la peinture de paysage. C’est ce lien entre paysage et marche à pied, qui se concrétise notamment au XIXe siècle par la pratique de la peinture en plein air, sur le motif, que l’exposition propose de mettre au jour ici.
De la marche comme exercice philosophique, propice à la connaissance et à la pensée, à l’errance volontaire des artistes dans une nature sauvage, quasi-impénétrable, l’exposition vous invite à cheminer sur les traces de ces peintres-marcheurs tels que Théodore Rousseau, Gustave Courbet, Auguste Renoir, Paul Cézanne et bien d’autres.
En peignant le paysage, ces artistes ont, contre l’inadmissible indifférence du monde, cherché partout des traces de leur humanité. Chercher des traces de soi et en laisser…

L’exposition bénéficie du soutien exceptionnel de l’établissement public du Musée d’Orsay.

Commissariat : Benjamin Foudral, Pierre Wat.

 

Visuel
Auguste Renoir (1841 – 1919) – Chemin montant dans les hautes herbes – Vers 1875 – Huile sur toile – Paris, musée d’Orsay, inv. RF 2581

© Photo Josse Bridgeman Images

 

Accueil > Exposition

« La salle de dessin est très mal montée car il n’y a pas un modèle passable, je me trouve un des plus forts ». Gustave Courbet, octobre 1837.

 

Bien avant l’affirmation de son esthétique réaliste, qui était le jeune Gustave Courbet à 20 ans ? Malgré les nombreuses biographies sur l’artiste, l’enfance, la jeunesse et la formation du jeune peintre sont restées peu étudiées ou ont été instrumentalisées, participant au récit du peintre-paysan ou à la description d’un tempérament déjà indépendant et réfractaire à toutes conventions. Ce discours construisait une vision parcellaire, voire erronée des premières années du peintre jusqu’à ses succès parisiens. C’est pourquoi il semblait important d’apporter un éclairage nouveau sur cette période décisive.

Le musée départemental Gustave Courbet consacrer ainsi du 14 décembre 2024 au 20 avril 2025 une exposition inédite intitulée Devenir Courbet, en partenariat avec l’Institut Gustave Courbet. Depuis son passage au petit Séminaire d’Ornans jusqu’à son premier tableau accepté au Salon en 1844, en passant par ses années bisontines et parisiennes, l’ambition de l’exposition est d’offrir l’opportunité d’entrer dans l’intimité d’un peintre en devenir, à travers de rares documents d’archives ou des prêts emblématiques de plus de quatre-vingt œuvres et documents d’archives précieux, dont une réunion exceptionnelle de six autoportraits de jeunesse.

 

 

 

Gustave Courbet (1819 – 1877)
Autoportrait au chien noir
Entre 1842 et 1844
Huile sur toile
Paris, Petit Palais, musée des Beaux-arts de la Ville de Paris – Inv. PPP731

Accueil > Exposition

Exposition par Quentin Guichard

Prolongée jusqu’au 12 janvier 2025

 

Quentin Guichard (né en 1986) explore dans son travail l’énigme de nos origines. Observant les plis de la nature avant d’en saisir le mouvement secret, sa démarche aspire à saisir le souffle universel qui anime toute chose. Il porte le langage photographique à sa limite, par un prisme où l’invisible se révèle dans les fissures de la roche et les convolutions de l’eau. Son travail dresse une histoire poétique de la formation de l’espace et du temps, en quête de ce qu’il nomme l’épaisseur tellurique du réel.
Pour cette exposition intitulée Le torrent du monde, expression empruntée à Paul Cézanne, Quentin Guichard poursuit sa quête originaire en créant un ensemble d’œuvres inédites, issues de plusieurs phases de résidence en Pays de Courbet, où matières et lumière se nourrissent de correspondances secrètes avec la peinture de Gustave Courbet. Des éruptions basaltiques d’Islande aux parois calcaires de la Loue, l’artiste cherche l’unité du vivant dans les failles de la roche, prolongeant le désir du maître d’Ornans à faire penser les pierres.

Vous êtes journaliste ?

Retrouvez le dossier de presse de l’exposition sur notre page dédiée

Quentin Guichard, Le torrent du monde n°1, 2022-2023, épreuve pigmentaire, 156 x 291 cm (détail)
© Quentin Guichard

 

 

 

Vue de l’exposition © Quentin Guichard

Accueil > Exposition

Par Sofiane Messabih et l’association Le Petit Kollectif

Une fresque sonore immersive pour deux récitants, clarinettes et diffusion quadriphonique.

« Je viens de construire un atelier dans la campagne pour y travailler tranquillement
ce qui m’était indispensable…je suis à même maintenant de faire tout ce que comporte la peinture ». Gustave Courbet

De tous les lieux qui font une œuvre d’art, l’atelier, espace même de la création, est le plus important. Le travail s’y accomplit et s’y expose. Il peut être un lieu de fêtes et d’affrontements mais il est surtout l’endroit où l’imaginaire de l’artiste s’incarne. C’est un diapason qui accorde des fragments de soi, situés entre le corps, l’esprit, les objets et la production artistique

« La première fois que j’ai visité l’Atelier, j’ai été pris d’une émotion très intense avec cette impression très troublante de ressentir la présence du Maître ! Lorsque le Pôle Courbet, son conservateur Benjamin Foudral et son équipe m’ont sollicité pour créer une nouvelle exposition sonore et plus spécifiquement dédiée à ce lieu, j’ai été très honoré et passionné…Une continuité naturelle, autour de mes créations passées liées au peintre, se présentait à moi. » Sofiane Messabih

Sofiane Messabih, compositeur, a littéralement pensé cette fresque sonore comme une œuvre musicale à part entière. Les extraits des lettres des correspondances de Juliette et Gustave Courbet sont parties intégrantes de la pièce. Ainsi les voix des comédien.ne.s combinées aux différentes clarinettes créent une formation musicale de chambre hybride et inattendue.
La palette des timbres qui semble infinie nous embarque dans un récit évoquant des bribes d’histoire de cet atelier, de Juliette et surtout de Gustave Courbet.
Le dispositif de diffusion en quadriphonie (re)crée une spatialisation des personnages dans l’atelier qui semblent se déplacer et nous procurer une sensation de réalité sonore augmentée.
Les voix évoluent devant nous… derrière nous… et peut-être sur le côté. Les sons tournent, bougent, rebondissent aux quatre coins de l’atelier. L’auditeur peut aussi choisir de se déplacer et ainsi choisir sa réalité sonore.

Cette création, portée par l’association Le Petit Kollectif, est une commande du Pôle Courbet.

Gustave Courbet (1819 – 1877)
Le miroir d’Ornans
Huile sur toile
Vers 1872
Ornans, musée départemental Gustave Courbet, MNR 181- retrouvé en Allemagne après la Seconde Guerre mondiale et confié à la garde des musées nationaux
© Musée départemental Gustave Courbet / photo Pierre Guenat

Accueil > Exposition

S’inscrivant dans la célébration des JO de Paris 2024 portée par le Département du Doubs, labellisé « Terre de jeux 2024 », le musée départemental Gustave Courbet propose du 1er juin au 13 octobre 2024 une exposition exceptionnelle réunissant une centaine d’œuvres montrant l’importance du corps athlétique et de la lutte dans la culture visuelle du tournant du XXe siècle.
En 1853, Les Lutteurs de Gustave Courbet ont suscité les foudres de la critique. Dans cette œuvre se trouvent confrontés l’idéal antique et le corps de l’athlète contemporain. La popularité des spectacles de luttes, la professionnalisation du sport, l’institution des jeux olympiques modernes contribuent au XIXe siècle à la médiatisation d’un idéal sportif et à la multiplication de ses représentations.
L’exposition entend ainsi révéler une part méconnue de la culture visuelle pour mieux comprendre les œuvres qui, comme Les Lutteurs de Courbet, ont emprunté les muscles de célèbres athlètes tels qu’Apollon, Sandow, les sœurs Athléta, ou bien Rigoulot pour « frapper » l’observateur.

Labellisée Olympiade culturelle par Paris 2024, et Exposition d’intérêt national par le Ministère de la Culture, l’exposition bénéficie des partenariats exceptionnels de l’Etablissement public du musée d’Orsay et du musée national du sport (Nice).

Jean-Alexandre-Joseph Falguière (1831 – 1900)
Lutteurs
1875
Huile sur toile
Paris, musée d’Orsay – Don Otto Klaus Preis, 1995 – Inv. RF 1995 19

© RMN-Grand Palais (musée d’Orsay) / Hervé Lewandowski